La peur du noir, des monstres, de la séparation, des bruits : loin d’être un problème, ces peurs font partie du développement normal de l’enfant. Elles apparaissent souvent quand son imagination grandit plus vite que sa capacité à faire la part du réel et de l’imaginaire.
Ce qui aide (et ce qui n’aide pas)
Dire « ce n’est rien » ou « tu es grand, arrête » envoie un message involontaire : ton émotion n’est pas légitime. L’enfant, lui, ne se sent pas rassuré — il se sent seul avec sa peur.
À l’inverse, accueillir : « Tu as peur, je comprends. Je suis là. » L’enfant se sent entendu, et c’est précisément ce qui apaise le cerveau.
Nommer pour apaiser
Aider un enfant à mettre des mots sur ce qu’il ressent apaise la partie du cerveau qui s’emballe. « On dirait que ton ventre est tout serré ? » aide l’enfant à passer d’une émotion subie à une émotion comprise.
Avancer par petits pas
- Ne forcez jamais l’enfant à affronter d’un coup ce qui l’effraie. Approchez la peur par étapes, à son rythme.
- Restez son point d’appui : votre calme est contagieux. Un parent posé rassure plus que mille explications.
- Donnez une forme à la peur : la dessiner, lui donner un nom, en faire un personnage (comme le dragon d’Élio) aide l’enfant à la regarder de l’extérieur — et donc à reprendre du pouvoir sur elle.
Quand consulter ? Si la peur devient envahissante, dure dans le temps et empêche l’enfant de dormir, de jouer ou d’aller à l’école, un professionnel de la petite enfance saura vous accompagner.